Evian en chiffres – conseil municipal de février 2015

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La tenue du conseil municipal à Evian est décidément sans surprise, quoique le premier édile est moins agressif lorsqu’il entend ce qu’il considère comme une contestation, autrement dit chaque fois qu’un conseiller de l’opposition prend la parole.

La projection du diaporama des finances de la ville a été réalisée dans un silence attentif et plutôt patient pour une partie de l’opposition qui ensuite a prononcé, de la bouche de Pascale Escoubes, un réquisitoire que le maire n’a pas commenté. Une nouvelle fois, il a été question de la manière dont la municipalité est administrée. Un agacement à peine voilé s’est fait entendre lorsque l’idée est allée dans le sens de pointer une gestion façon entreprise familiale où l’information n’est pas transmise à tous et où les décisions sont adoptées en comité hors conseil.

Au passage, Marc Francina – contrarié par des publications sur Facebook – a souligné que les travaux d’aménagement de son secrétariat était d’un montant de 27.000€ alors qu’il en avait prévu 40.000€. Cette manière de gérer à vue est précisément ce qui semble le plus agacer le coeur des voix de l’opposition socialiste qui rappelle que les maires précédents étaient moins enclins à l’imprécision et à faire des cadeaux abyssaux à la société des eaux.

Quelques minutes plus tard, une démonstration probante est faite lorsqu’il est question du terrain de l’ancienne usine d’Evian. Plusieurs conseillers ont pris la parole. Agnès Tavel a fait remarquer l’absence de concertation, ce qui a été relevé par d’autres conseillers qui préfèrent encore la discrétion. Pascale Escoubes, Anselme Paccard et Christine Barbier ont souligné le manque de respect des textes et des lacunes dans le montage du projet. Un élu, Claude Pacouil, salarié de la société des eaux qui participe à la conduite de la vente du terrain, n’a pas pris part au vote. En aparté, il rouspète en estimant que c’est la société des eaux qui fait les frais du recours administratif introduit par l’opposition. Il affirme ne pas comprendre pourquoi la SNCF n’est pas mise en cause, puisque l’ensemble du terrain appartient aux deux entités.

Malgré les lourdes imprécisions, et de discrètes critiques dans les rangs mêmes du maire, l’écrasante majorité s’est ressoudée autour de ce projet qui anime ce qui semble bien être le dernier mandat de Marc Francina.

A propos de l'auteur

Initiateur de la médiation professionnelle et du droit à la médiation, auteur de Pratique de la médiation professionnelle (ed. ESF) ; Et tu deviendras médiateur et peut-être philisophe (ed. Médiateur) ; Code de la médiation (ed.Médiateur)

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