Frank Assailly est décédé

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L'ombre de Franck plane sur le Cabestan

C’était en se promenant sur les bords du Léman, à Evian, dès le printemps jusqu’à l’automne, Franck assurait l’accueil au Cabestan. Il avait tout du mec sympa : un peu géant, un peu balaise, la mâchoire au carré, l’oeil vif, la main énorme, l’embrassade vigoureuse. Il racontait quelques aventures, riait aux éclats.

Cité d’Evian recommandait de s’arrêter au Cabestan. Ca ne sera plus pareil. Fin septembre début octobre, c’était encore la saison des promenades sur les quais. Il ouvrait dès mars. Si vous vous arrêtiez au Cabestan et que vous discutiez avec Frank Assailly, très rapidement vous écoutiez sa passion pour le handball. Je le voyais pourtant plus rugby, mais c’est le petit ballon rond qui l’a emporté très tôt, dès l’école primaire. Avec 17 sélections en équipe de France, il a joué pendant 19 ans, en tant qu’ailier et arrière, et parlait toujours avec gourmandise de compétition.

Il racontait avec un enthousiasme posé :

« Quand je jouais, il y avait 51.000 licenciés en France. Aujourd’hui, il y en a 10 fois plus. C’est clair que l’avenir ce n’est pas nous, mais les jeunes. Le sport c’est aussi la transmission de valeurs, de manières de vivre ensemble, c’est un ensemble de comportements qui cimentent la vie en société. Pour le handball, ici, nous devons contribuer à construire une équipe chablaisienne et peut-être aussi lémanique, tout en préservant les autonomies. On doit favoriser les entraînement en commun. »

Il a été vice-président du club de handball d’Evian. C’est en 2012 qu’il a rencontré Jean à la terrasse du Cabestan. Alors, il a entrainé les S1 et S2.

Et puis Franck s’en est allé

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A propos de l'auteur

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