Quel succès pour la goutte d’eau d’Evian ?

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Le deuxième distributeur d’eau embouteillée au monde ne compte pas seulement sur Spiderman pour descendre dans la rue et tisser sa toile. Petit tour à Paris. Le projet de la Goutte d’Evian est en place dans les lieux touristiques. La vente ambulante cherche sa clientèle dans le flot du nomadisme assoiffé. De nombreuses jeunes femmes tentent de réhabiliter la profession disparue des porteurs d’eau.

Toutefois, plus centrées sur le luxe que sur le besoin, elles tiennent des cagettes et proposent aux promeneurs les 20 centilitres à 1euro.

A écouter les échanges entre les promeneurs et les vendeuses, il y a beaucoup de scepticisme.

La goutte en travers de la gorge ?

 

Premier mauvais point consommateur : le prix. Le coût rebute la plupart des personnes qui s’arrêtent. Elles trouvent excessif le prix de vente à 5 € le litre d’eau. 20 centilitre, ça fait très échantillon.

Deuxième mauvais point, le concept ne rencontre pas un franc succès. L’idée consiste à vendre un verre d’eau dans un contenant fermé par une capsule. La manière de se désaltérer ne consiste pas à avaler forcément d’une traite 20 cl d’eau. Nombre de personnes se satisfont d’une gorgée et préfèrent avoir un récipient avec un bouchon. La goutte n’est donc pas une gorgée…

Pour faire face à la contestation du coût, les vendeuses ont été informées qu’une « partie » du prix serait reversé aux associations partenaires de l’action 24h Velib : les Petits Princes, GoodPlanet et Mécénat Chirurgie Cardiaque. C’est marqué sur le fanion Evian. L’argument étonne mais ne convainc pas. « C’est de la solidarité pour vendre, pas pour aider. »

De toute évidence, cette promenade parisienne démontre s’il en était besoin que Danone a du travail d’image à faire pour s’accomplir dans la responsabilité sociétale…

A propos de l'auteur

Cité d'Evian est un projet rédactionnel de médiation citoyenne. Il est conçu dans une démarche contributive de développement des initiatives et des projets, visant à concilier objectifs économiques et mieux vivre ensemble.

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