Introduction à la chronologie historique d’Evian

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(chronologie régulièrement mise à jour – n’hésitez pas à faire connaître vos observations)

Evian est situé au pied du Pays de Gavot, étendu depuis et appelé Pays d’Evian. Elle est l’une des principales villes de Haute-Savoie, dans l’ancien Chablais, appelé Chablais savoyard, ou Chablais haut-savoyard ou encore Chablais français, depuis l’Annexion de la Savoie à la France.

Le Chablais a été l’une des six provinces du duché de Savoie, ancien noyau des États de Savoie, devenu Royaume de Sardaigne en 1713, et redivisé entre la France et l’Italie en 1860. Un premier rattachement avait eu lieu en 1792-1793.

Au XIX°, Evian-les-bains est la seconde ville du Chablais, après Thonon. Au côté d’Amphion qu’elle a eu sous sa coupe et en compétition pendant plusieurs décennies, elle est parvenue à s’imposer comme la capitale du Pays de Gavot.

Historiquement, les répartitions féodales définissent le pays de Gavot comme composé des communes de Larringes, Lugrin, Maxilly, Neuvecelle, Novel, Saint-Paul en Chablais, Publier. Au XIX°, la commune de Vinzier y est rattachée, puis au XX, c’est le tour de Bernex.

Avec les regroupements intercommunaux du XXI°, elle a fait tracer les contours du Pays d’Evian (2005), délimité par une rivière à l’ouest, la Dranse, et une autre à l’est, la Morge. Sous le sommet de la Dent d’Oche, aux premières loges des contreforts alpins qui s’élèvent à plus de 2400 mètres, elle a les pieds dans les eaux parfois houleuses du Léman, dit aussi lac de Genève. Face à elle, la bienveillante Lausanne et le pays de Vaud.

Amphion avait pour elle les effets d’une eau médicinale d’un goût marqué. Mais Evian, sa voisine, hébergeait les visiteurs estivaux et elle profita de cet avantage lorsqu’une eau douce fut trouvé et que des propriétés d’agrément lui furent trouvées ; dans la vie mondaine, on retient donc plus facilement le nom d’Evian que celui d’Amphion, parlant plus de là où l’on vit plutôt que là où l’on va boire de l’eau ;

Pendant très longtemps, appétits territoriaux, guerres de religions, convoitises et désirs de rayonnement ont été conjugués aux échanges économiques facilités par la navigation sur le lac Léman.

Quelques mythes ont été répandus dans le but d’ancrer un référentiel culturel commun. Là où l’empire romain avait échoué (imposer partout la fameuse « pax romana »), le christianisme relevait le défi. L’objectif était le même : uniformiser les peuples. Les mythes ont été christianisés et de nouveaux ont été bricolés pour accélérer les conversions. Dans le genre, si aucune légion égyptienne n’est venue jusque dans les environs (cf. la légende de Saint-Maurice), les Romains les ont envahis, les Allobroges y vécurent et ont combattus pour y rester, les Sallasses occupaient les montagnes et taxaient les légions romaines, les Burgondes y ont vécu, les Espagnols l’ont occupé. L’effondrement de l’Empire Romain a ainsi laisser les plus habiles ou les plus cruels s’installer en seigneurs. Au Moyen-Age, une famille va se distinguer. Des siècles durant, elle s’impose aux hommes en maîtres. Pendant plusieurs générations, elle dispose des terres et des vies. Souvent des guerres d’influences économiques et religieuses ont été organisées par les princes, rois et ducs. Evian est dans un écrin. Faut-il en déduire que la plus renommée des ville d’eau au monde a toujours été courtisée ? Il semble que l’époque romaine en ait contourné l’endroit, faisant passer la route au dessus, traçant par Publier jusqu’à Neuvecelle. En tout cas, c’est par milliers que chaque année les touristes et les curistes viennent dans cette cité accueillante et qui sait, parfois, être festive.

Cette série d’articles chronologiques présente la suite d’évènements qui jalonnent l’Histoire d’Evian, de ses populations, ainsi que les noms de ceux qui s’y sont illustrés.

Introduction à la chronologie historique d’Evian

A propos de l'auteur

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