Camille Blanc, une ambition pour Evian

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Il y a soixante ans, le 31 mars 1961, Camille Blanc, maire d’Evian, ancien résistant de la guerre de 1939-1945, membre de l’organisation fondée par Jean Jaurès, et pacifiste, a été assassiné par un membre de l’OAS, une organisation qui prétendait ainsi militer contre l’indépendance de l’Algérie. Les ennemis de la liberté des autres ont toujours de bonnes raisons. Leurs motivations sont curieusement toujours au nom de l’intérêt collectif et ils prônent toujours des mesures liberticides voire criminelles contre ceux qui s’opposent à leurs délires. Nous en sommes encore là aujourd’hui, malgré une conception libérale. Nous y retrouvons l’idée même que le système démocratique par la loi de la majorité est elle-même liberticide.

Plus sur le terrain, dans le contexte de la ville d’Evian, Camille Blanc avait quand même une ambition très ouverte à la manière de vivre en société : faire de cette ville un lieu des discussions politiques pour la paix.

Camille Blanc n’était pas l’homme des congrès pour des congrès. Il se positionnait comme un messager des aspects fondamentaux comme la paix. C’est pourquoi, malgré les menaces, il avait relevé le défi de l’organisation de la conférence pour la paix en Algérie.

A propos de l'auteur

Cité d'Evian est un projet rédactionnel de médiation citoyenne. Il est conçu dans une démarche contributive de développement des initiatives et des projets, visant à concilier objectifs économiques et mieux vivre ensemble.

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