Général Dupas, avenue à Evian-les-bains

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Statue de Dupas, square de Benicasim, à Evian-les-bains

Statue de Dupas, square de Benicasim, à Evian-les-bains

Qui donc était ce Général Dupas. La municipalité d’Evian lui a attribué une avenue entre celle dédiée à Anna de Noailles et le quai Baron de Blonay. Quel service a-t-il rendu à la cité d’Evian pour que son nom estampille la mémoire des Evianais ? Que lui vaut cette reconnaissance historique ? Aurait-il conduit un projet, fait aboutir une idée ? A-t-il défendu si hardiment la cause locale ? Dupas s’est engagé à 14 ans dans l’armée sarde. De bataillon en enrôlement, en 1789, il devient sous-officier mercenaire des unités helvétiques. A ce titre, il participe à la « prise de la Bastille » et s’y distingue.

En 1901, dans le square ou plutôt jardin de Benicasim (jumelage), sur les bords du lac, à proximité du mini golf, la municipalité d’Evian lui fait ériger une statue. Travaillée par le sculpteur Louis-Noël, elle fait partie du butin que les Allemands prennent en 1942, et qu’ils rendent en 1950.

Le comte Pierre Louis Dupas, dit « Pierre le cruel », a connu une carrière militaire. S’il n’a strictement rien fait pour Evian, y être né le 13 février 1761, il est mort le 6 mars 1823, pas trop loin, au Château de Ripaille qu’il s’est offert en 1809.

L’un des plus hauts faits d’arme qui peut lui être attribué est à Wagram avec le massacre de la division qu’il commandait. En deux jours, il se retrouve avec une garde rapprochée de 23 soldats. Il rentre chez lui pour s’offrir le château de Ripaille, où, l’influence de la politique et des armes aidant, il préféra se faire Sarde. Il ne profita pourtant pas de sa retraite : il mourut quelques mois plus tard, le 6 mars 1823.

La statue

1896-1897 : la statue de Pierre le cruel est mise en projet sur lègue de 10 000 F de Ferdinand Dubouloz-Dupas, auteur avec André Folliet de la biographie du général Pierre Louis Dupas. Le 23 juillet 1899, le conseil municipal reçoit les propositions de cinq artistes. Les projets sont examinés le 5 janvier 1900. Celui du sculpteur Louis-Noël est choisi. En mars 1901, la statue est fondue et peut figurer au Salon de la Société des artistes français. L’entrepreneur Rosset fils est appelé pour réaliser les fondations de la sculpture et Emile Anthonioz en tant que marbrier. Le monument est inauguré le 1er septembre, en présence du général André, ministre de la Guerre. En 1942, les allemands s’emparent de la statue qu’ils rendront le 16 août 1950.

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A propos de l'auteur

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2 commentaires

  1. Quel est le nom de l’auteur de cet article belliqueux,qu’il est le courage de signé de son nom,il est facile de salir la mémoire d’un homme qui ne peut se défendre,sachez que grièvement blessé il ne pu poursuivre les combats et que Napoléon regretta sa présence durant la campagne de Russie,Les Allemands ont pris la statue en 1942 en mémoire d’un homme qui a fait peur aux prussiens.Sachez que dans sa descendance certains ont combattu pour libérer la France et le nom d’un d’entre eux a était donné à une place d’une ville en mémoire de son courage.
    C’est grâce à des hommes tels que la France est ce quelle est aujourd’hui,ne salissez pas les vies sacrifiées pour notre pays.Merci

    • Rédaction de Cité d'Evian on

      Quelle agressivité Madame pour défendre un individu qui a été plus réputé pour sa cruauté que pour son intelligence.

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